Le soleil passait difficilement aux travers des rideaux orangé de la petite chambre situé au 7ème étage. L’odeur douceâtre qui ne quitte jamais les hôpitaux planait dans l’air. Le regard perdu dans le vide, fixant le mur comme s’il s’agissait d’un œuvre de Monet ou de Picasso, Jeanne écoutait d’une oreille distraite la voie suave qui lui faisait la lecture. À 85 ans, elle avait eu une vie bien remplie. Elle l’avait passé à consacrer son temps au gens plus démunis, ceux qui n’avaient jamais eu de chance. Du Costa Rica au Togo, elle avait donné son temps et son énergie en n’ayant jamais plus qu’un sourire et un merci en guise de paye. Sa douceur avait été le baume sur les plaies qui ne se ferme jamais, celle causé par la famine, la guerre et la sècheresse.
Alors qu’elle sentait la mort s’approcher à grand pas, elle repassait sa vie dans sa tête, comme ont relient un roman avant de le faire publier. Elle reliait les pages de cette fabuleuse histoire avec un fil de satisfaction et de reconnaissance envers la providence qui lui avait permis de vivre la vie qu’elle avait toujours rêvé. Seul ombre au tableau de cette œuvre mené de mains de maitre, elle mourrait seule. Elle avait tant donné autour d’elle, qu’elle n’avait jamais pris de temps pour elle ou pour une éventuelle famille. Au fond, l’humanité dont elle avait fait preuve toute sa vie l’avait exclue du monde qu’elle s’était efforcée de changer. Cette fin ironique fit naitre une larme qui coula le long de sa joue, ridé par la vie et l’expérience. Elle fut aussitôt assécher par une main douce et délicate.
Son propriétaire, l’homme qui lui faisait la lecture depuis le début de l’après-midi, lui sourit. Il venait lui tenir compagnie tous les jours. Du levé au coucher du soleil, il lui lisait ces livres favoris et l’entretenait sur les nouvelles internationales qu’elle appréciait tant. Il était sa bouffé d’air frais en se monde qui n’avait plus rien à lui offrir. D’où venait-il? Elle n’en savait rien. Il était apparu dans la porte de sa chambre lorsqu’elle avait été hospitalisée. Il s’était présenté comme étant Lionel, et qu’il désirait lui tenir compagnie. N’ayant personne sur qui s’appuyé en c’est temps difficile, elle n’avait pas posée de question et l’avais acceptée auprès d’elle. Depuis se jours, jamais Lionel n’avait manqué un jour en sa compagnie, n’étant jamais malade et ne prenant du repos que lorsque les heures de visite était terminé. Lorsqu’elle le questionnait sur ces origines ou son métier, Lionel restait énigmatique et changeait de sujet. Jeanne avait renoncé rapidement, de peur de vexer celui qu’elle prenait déjà pour le fils qu’elle n’avait jamais eu.
Soudain elle fut secouée d’un grand frisson. Sa visions de brouilla quelque instant puis elle fut éblouie par une lumière d’une pureté encore inconnu au genre humain. Étrangement, elle n’était nullement effrayée. Elle voyait se chemin comme son dernier grand voyage, la récompense à sa vie de générosité. Lionel lui pris la main et lui chuchota.
- N’ayez pas peur Jeanne. Le moment est venu pour vous d’enfin vous reposer. On vous attend déjà.
Jeanne voulut lui répondre, mais sa voie était étranglée par l’émotion. Elle lui fit alors se sourire qui avait rendu espoir à tant de gens. Puis dans un soupir elle se laissa glisser vers le repos éternel.
Alors que les infirmières fonçait a la rescousse de l’octogénaire qui quittait se monde, Lionel déposa son livre sur la table de chevet pris son manteau et sortit. Sans bruit, une infirmière avait suivit la scène de l’extérieur de la pièce. Elle croisa les yeux bleu de Lionel et fut marqué par se regard qu’elle ne pourrait jamais oublier.
dimanche 21 mars 2010
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